Un employé sur dix à travers le monde a été victime d’une cyberattaque pendant la pandémie

C’est ce que révèle une enquête réalisée fin 2020 dans le cadre d’une étude mondiale « Digital Trust ».
Menée via une plateforme en ligne en décembre 2020, l’enquête a été soumise à un échantillon représentatif à l’échelle nationale des employés d’entreprises au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Australie, en Allemagne, en France, en Italie, en Espagne, en Suède, aux Pays-Bas et au Japon, et totalisant plus de 13.000 employés de bureau dont 1.000 en France (*).

Le premier constat est que le télétravail s’est standardisé depuis à peu près un an et que la plupart des employés de bureau traditionnels ont pris l’habitude de travailler en home-office.
L’autre constat est qu’avec l’intensification du télétravail, en France comme ailleurs, les employés deviennent de plus en plus prudents vis-à-vis des cybermenaces.

Dans un contexte de forte augmentation de la cyber-criminalité associée à la crise sanitaire COVID-19, les Français sont en effet plus attentifs aux menaces telles que le phishing (45%) et le vol de données (41%) depuis qu’ils travaillent à leur domicile. C’est au global près de 10% des employés qui reconnaissent avoir subi une fuite de données ou une cyberattaque depuis le début de la crise. S’ajoute à ce chiffre le nombre probablement significatif d’employés qui ignore avoir subi une attaque (vraisemblablement supérieur à 10%)

L’un des facteurs aggravants de la cyber-vulnérabilité des salariés à leur domicile provient souvent du partage de l’environnement de travail informatique avec celui (personnel) des membres de leurs familles ou des amis, voire des colocataires ou de personnes sans relation de confiance véritable.

Face à l’accroissement des menaces qui pèsent sur les employés en télétravail, les entreprises évoluent et s’adaptent de mieux en mieux à ces nouvelles contraintes.
Il est nécessaire de rappeler ici que la principale menace demeure l’usurpation d’identité qui arrive en tête (21%), suivi du phishing (18%), des logiciels malveillants (17%), et des fuites de données (14%).

Face à cette situation, environ 30% des entreprises se sont déjà dotées de nouveaux dispositifs et technologies comme par exemple l’authentification renforcée (plusieurs codes), et plus de 20% d’entre elles ont mis l’accent sur les formations internes.
Malgré cela un quart des employés reconnaissent ne pas savoir si leur employeur a mis en place des mesures concrètes pour les protéger des cybermenaces, et plus de 20% d’entre eux affirment savoir que leur organisation n’a adopté aucune mesure nouvelle.

Autre élément majeur que montre l’enquête : l’attribut le plus important pour inciter à la confiance vis-à-vis d’une marque, c’est la sécurité (17% des personnes interrogées en France).
32% des répondants affirment se méfier d’une entreprise ayant fait l’objet d’une fuite de données et 43% auraient totalement cessé d’avoir recours aux services d’une marque ou d’une entreprise ayant fait l’objet d’une faille de sécurité.

En conclusion on peut dire que la pandémie semble avoir contribué à une forte sensibilisation sur l’importance des données numériques et leur intégrité.
Plus de 40% des Français se montrent de plus en plus prudents quant aux informations qu’ils partagent, et cette tendance est mondiale (Australie 57%, États-Unis 47%, Pays-Bas 47% et Espagne 46%).
Le fait est qu’aujourd’hui la vigilance renforcée contribue incontestablement au renforcement des standards et des pratiques en matière de sécurité des données.


Sources : ITR News « Le télétravail rend les employés français plus prudents vis-à-vis des cybermenaces » publié le 10/02/21 s’appuyant sur une enquête réalisée par YouGov pour le compte d’Okta (*)

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